- À la frontière, on peut apercevoir deux éléphants qui broutent paisiblement.
- Pour quitter Harare en direction de Nyanga, le bureau d'information touristique me conseille de prendre le bus dans un endroit qui s'appelle Mbare. J'ai su par après que c'est l'endroit le plus dangereux de la ville et surtout le plus chaotique. Une chance qu'un local m'a accompagné jusqu'à l'autobus, je pense que j'y serais encore. Imaginez une immense dompte à ciel ouvert (où depuis plusieurs mois les trucks à vidange se sont vidés), avec un bidonville (des habitations de fortune en tôle, planche, ou n'importe quoi issu de la dompe), une marée humaine, des feux un peu partout principalement des gens qui cuisinent soit pour vendre, soit pour eux, des gens avec des brouettes de cossins à vendre, majoritairement de la nourriture, bref un fouillis total sur des kilomètres carrés. Et quelque part là-dedans, il y a des autobus qui attendent des passagers...
- Les gens s'habillent grâce aux poches de vêtements qu'on ne veut plus en Amérique. Ça donne lieu à des situations assez cocasses... La dame assise à côté de moi avait un tee-shirt Énergie Cardio. J'ai arrêté de compter les gens avec des chandails Canada. Un gars se promène avec le manteau de la National Ski Patrol, ou un survêtement de cheerleaders,... Juste d'observer l'habillement des gens est une experience en soi, et on est souvent la seule personne à comprendre et trouver ça drôle!
- Harare est une vraie ville avec édifices en hauteur et des bâtiments d'allure moderne, j'étais surprise!
- Les gens sont tellement habitués d'être tassés les uns sur les autres que leur bulle d'intimité est très très petite... J'ai été pogné en fil avec cette madame qui se collait les seins dans mon dos. À chaque fois que je me décollais, elle ravançait... Je peux vous dire que ma patience a été mise à l'épreuve au Zimbabwe...
- Voici un échantillon des gens que vous retrouverez immanquablement dans tous les transports en commun; une femme qui allaite (et aucune gêne ici, rien pour cacher), des bébés et des enfants sur les genoux ou dans les bras, une vieille madame avec pleins de gros sacs, quelqu'un pour me parler de Jésus, du monde qui se fouille dans le nez (ça aussi il ne semble pas y avoir de gêne...) et des hommes qui feraient n'importe quoi pour embarquer même s'il n'y a plus de place...
- En terminant, je veux quand même souligner que j'ai rencontré quelques bonnes personnes qui m'ont aidé et qui m'ont permis de passer au travers de ce pays... (Ce grand gaillard dans le bus vers Harare qui a répondu à toutes mes questions, me traduisait ce qui se passait et lorsque nous sommes arrivés à la noirceur est allé chercher mes bagages sur le toit et m'a trouvé un taxi fiable; ou ces gens de l'agence du revenu qui pensent que le Zimbabwe est le meilleur pays et qui m'ont offert un lift en ville à Masvingo, j'ai malheureusement manqué de temps pour leur parler parce que j'avais encore mal au ventre, mais la conversation était intéressante; ou ces gens qui m'ont offert un lift de Great Zimbabwe jusqu'à l'arrêt d'autobus, ils travaillent dans un programme qui visent à éliminer les mariages d'enfants - des mariages arrangés, des filles qui se sont fait violées, de jeunes adolescents,...; ce chauffeur d'autobus, qui après avoir déposé tout le monde à Masvingo, m'a promené en ville pour me trouver une place pour dormir et m'amener faire l'épicerie,... pour n'en nommer que quelques-uns!). Merci à vous tous!


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