En traversant la frontière, on aperçoit des vélos, des tonnes de vélos. Les gens transportent de lourdes marchandises à vélo ou l'utilise comme moyen de déplacement. Si au Botswana le klaxon était utilisé pour éloigner les animaux de la route, ici c'est utilisé pour éloigner les piétons et les vélos de la route. Les piétons n'ont pas priorité, alors il faut faire attention en marchant, les conducteurs ne sont pas courtois.
On utilise la prise électrique britannique.
Si je te donne rendez-vous en après-midi, c'est à "fourteen hours" (pas fourteen o'clock ou two PM) et si je me lève de bonne heure, il est "zero five hours".
Les blancs sont appelés des "muzungu".
Les femmes portent la chitenge (un drap enroulé autour de la taille), c'est un signe de respect. Je m'en suis d'ailleurs fait donner une, j'ai donné en échange ma poche de sirop d'érable que je traîne depuis le début du périple! Il n'est pas possible pour les femmes de porter des jupes courtes ou des shorts, c'est considéré irrespectueux, obscène.
Les gens achètent leur voiture, usagée, par internet principalement en provenance de l'Asie. Elle arrive alors par container et ils doivent aller la récupérer en Tanzanie à Dar Es Salam.
Si vous voyez des gens avec de longs ongles pour l'auriculaire et le petit doigt, ce n'est pas une mode, c'est utilisé pour se nettoyer les oreilles.
Les filles jouent au netball. C'est comme le basketball, mais sans driblage, il faut faire des passes.
On peut voir des tapis shaggy sur le dessus du tableau de bord des voitures.
Les gens boivent et conduisent. (J'ai pensé que j'allais mourir quand j'ai embarqué avec un gars saoul,...). Je me demandais pourquoi la police ne fait rien et j'ai compris plus tard quand j'ai croisé des policiers en uniforme. Ils me parlaient de tout et de rien, de leur théories par rapport aux femmes et aux couples, mais je pouvais sentir quelque chose de louche,... Le liquide transparent qu'ils buvaient dans la bouteille de plastique n'était pas de l'eau. Ces policiers en fonction était en train de boire de l'alcool fort et selon eux c'était tout à fait acceptable. Des dizaines (je dirais plutôt des centaines) de policiers étaient déployés dans les rues afin de bloquer la circulation et permettre au président de passer à toute allure avec son convoi de policiers, de militaires, d'agent de sécurité, de motocyclettes, de camions,... On peut se poser la question à savoir pourquoi un président élu démocratiquement aurait besoin d'autant de sécurité dans ses déplacements,... Ah oui, en parlant du président, sa photo officielle doit être affichée dans tous les commerces.
Les trajets d'autobus avec les locaux me rappellent les déplacements en minivan pour les tournois de volleyball, mais en plus tassé, et avec des étrangers. On peut pas dire le contraire, ça rapproche les gens! Les poches de mealiemeal dans l'allée, des enfants, des vieillards, des femmes, des jeunes hommes tout pêle-mêle, la porte de l'autobus ne peut pas ouvrir parce qu'il y a trop de monde à l'intérieur.
Il fait un peu noir mais on peut clairement entendre qu'il y de l'action à bord! Les discussions étaient animées.
(Mon compagnon de siège, alors qu'il y avait encore de la place pour bouger. Pas attaché, sur le banc central, celui qui est éjectable en cas de freinage brusque...)
Voilà un petit aperçu, je vais maintenant poursuivre ma route vers le Zimbabwe ...





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