samedi 31 octobre 2015

2015-11-29 Kathmandou

Le 31 octobre, soit une journée après la fin de mon visa chinois, (... bon ça dépend comment on compte et si on enlève la nuit passée à l'aéroport, mais heureusement je n'ai pas eu besoin d'argumenter avec les douaniers chinois, ils m'ont laissé sortir!) je prends finalement mon vol de Lhassa au Tibet vers Katmandou au Népal.

Attention, attention, l'agente de bord interromp le vol pour nous annoncer que l'on aperçoit la plus haute montagne du monde à travers le hublot. L'excitation est à son comble!



Arrivée à l'aéroport, je complète les formalités pour l'obtention de mon visa, je ramasse quelques roupies, puis je sors à l'extérieur sous un soleil radieux. Trop beau pour être vrai, j'ai peine à croire que je suis au Népal, au cœur de l'Himalaya! 

J'ai même trouvé une chambre privée au prix des dortoirs que je fréquentent depuis plusieurs mois alors je me gâte pour quelques jours. Je suis vraiment fébrile! J'en profite pour aller me faire épiler, c'est pas le genre de truc que je raconte normalement, mais cette fois c'est toute une expérience. Ce qui m'a le plus marqué c'est quand l'esthéticienne a sorti son fil à coudre pour faire la finition, en remplacement de la pince à sourcil!


(Mountain Peace Guesthouse) 

Ça commence dès la première soirée, je découvre le "nepali set", cette assiette de riz, de lentilles ou de viande et de légumes marinés que les locaux mangent avec les mains. C'est le repas le plus commun, midi et soir.



C'est Madan Khanal qui m'a introduit au Népal et fait découvrir le quartier touristique de Katmandou; Thamel. C'est d'ailleurs lui qui m'a conduit de l'aéroport jusqu'à mon hôtel, vraiment sympathique et passionné!



Puis j'ai eu droit à un deuxième guide-ami pour m'initier un peu plus loin dans la ville. En compagnie de Prabin Poudel, j'ai visité le temple Swayambunath, à partir duquel on a une vue de toute la vallée de Katmandou.


(Début novembre, le ciel est encore clair et dégagé. À mon retour de l'Annapurna vers la fin novembre, c'est un brouillard de smog qui enveloppe la ville et la vallée...)




On sent bien la culture bouddhique partout où l'on se promène, les temples, la musique, les offrandes, les drapeaux et les moulins à prières,... Voici le Om mani padme hum, ce chant bouddhique omni présent, tellement accrocheur et relaxant qui reste dans la tête:





(Voici quelques dégâts suite au tremblement de terre d'avril dernier. Beaucoup de bâtiments historiques ont été détruits, partiellement ou totalement. Malgré tout, en ville c'était difficile pour moi de juger des dégâts puisque je n'ai pas vu le "avant". De vieilles bâtisses fissurées, de la construction un peu partout et de la poussière en quantité industrielle, c'est ce qu'il reste six mois après. Il faut dire que l'épicentre se trouvait à 77km au nord-ouest de Katmandou.)


(Toujours le temple de Swayambunath, communément appelé monkey temple. Il y en a partout, j'adore!)




(Ils sont tous descendus à la course, on aurait dit qu'ils préparaient un mauvais coup!)

Dans un autre ordre d'idée, j'arrive au Népal en pleine crise du pétrole. Suite à l'adoption de la nouvelle constitution du Népal, dans un élan de contestation l'Inde a établi un embargo sur l'exportation de pétrole. Cette situation a entraîné une pénurie d'essence, et par conséquent une hausse du coût des transports, une réduction de la circulation automobile et de la pollution (Dieu merci!), les autobus et les taxis sont stationnés (mais quand ils partent, c'est surchargés de marchandises et de personnes), les menus des restaurants sont écourtés (ils cuisinent au gaz),...

(Quand ils ramassent assez de fonds de bouteille, ils peuvent se payer une "ride de char".)

(Ils font la file pour espérer avoir un peu du précieux liquide lors d'une éventuelle livraison...)

Nous étions un peu inquiet pour notre trajet d'autobus de Kathmandou à Bhulbhule. Nous avions payé le billet la veille, mais sans savoir si la compagnie trouverait l'essence nécessaire pour le voyage... C'est quand même plus de 10h de bus qui aura coûté environ 6$. On peut dire que c'est encore abordable malgré la crise du pétrole.

(On fait quelques pauses pour remplir le réservoir, en siffonant à bouche, le bidon et le boyau à travers la fenêtre. C'est à la bonne franquette!)


(Ça c'est un vrai nid de poule!)

Enfin, après les émotions fortes du tour de l'Annapurna, on doit revenir en ville afin de préparer notre mois en Inde. Une autre semaine à Katmandou qui va passer extrêmement vite. Documentation et planification de l'itinéraire, visites à l'ambassade indienne, profiter de nos restos préférés, sorties avec nos nouveaux amis népalais, magasinage (un peu de souvenirs, j'en profite puisque Robert, le voisin de mes parents, peut ramener des trucs!!!),...


(Visite de l'extérieur du temple hindou, Pashupatinath. Oui, parce que l'intérieur est réservé uniquement aux hindous, aux vaches et aux chèvres!)



C'est un avant-goût de l'Inde, avec ses bûchers à crémation au bord de la rivière Bagmati, absolument répugnante de déchets.






(Mon ami Raj, rencontré sur le tour de l'Annapurna, avec son sourire irrésistible et son polar rose, complètement adorable!)




(Les gourmandises indiennes, faites pour la plupart à base de lait de buffalo.)






(La nourriture parfois très épicée, encore une fois c'est de la préparation pour l'Inde!)



(Les fameux momos, des pâtes fourrées au buffalo, toujours bon pour une fringale! Ça va me manquer.)


(Les rues chargées de Thamel, des restos népalais et de saveurs du monde, des boutiques souvenir, des magasins de contrefaçon d'articles de sport, on peut passer des journées complètes à s'y promener. Ok, c'est pas représentatif, normalement c'est plutôt difficile d'y marcher!)


(Le célèbre sel rose et noir de l'Himalaya)


(Le fameux fromage de yak, qu'on a mangé tout le tour de l'Annapurna, et qu'on retrouve à Katmandou chez ce marchand hyper sympathique!)


(Le curd de Bhaktapur, fabriqué directement dans des pots en terre cuite. Il est divinement délicieux!!! On s'est déplacé en autobus juste pour aller en manger et ça a valu la peine.)





Étant donné la crise du pétrole, on rentabilise les transports en commun. Les toits sont utilisés à pleine capacité. J'ai donc voulu en profiter moi aussi.



On s'est senti libres et rebelles pour une vingtaine de minutes, que de folies!




Notre super quatuor, Chrish, Sarah, Raj et moi. Nous avons passé une superbe semaine ensemble.



À notre dernière soirée, sans s'en être parlé avant, nous avons échangé des "souvenirs". Nous avons eu droit au traditionnel foulard d'aurevoir. Les adieux ont été émouvants, mais l'aventure doit continuer...!

mercredi 28 octobre 2015

2015-10-28 Le mythique temple Shaolin

Le fameux temple Shaolin aurait été fondé au 5ème siècle et est surtout rendu célèbre grâce aux tournées mondiales des moines performants le Kung-fu shaolin ainsi qu'aux légendes, mythes et cinéma. Ces moines, avec leur technique martiale, auraient contribués à défendre héroïquement le monastère maintes fois, leur histoire étant liée aux batailles de royaume, à la politique, religion, arts martiaux,... Les faits historiques ne viennent pas confirmer toutes ces légendes, mais c'est pas grave, j'aime bien penser que je pénètre dans cet univers mythique qu'est le monastère Shaolin!



Le monastère a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises... La plus fameuse  destruction a eu lieu au 17ème ou 18ème  siècle (les écrits se contredisent, les légendes côtoient la réalité), tandis que la plus récente s'est produite en 1966 lors de la révolution culturelle menée par Mao.


Ce qui fait que le monastère que l'on visite n'a rien d'original, même la localisation n'est pas nécessairement authentique... Mais bon, on veut y croire!









La forêt de stupas, un espèce de cimetière à la mémoire des moines qui y ont vécu.



Et je dois avouer que je venais surtout pour voir des moines exécuter toutes leurs prouesses. Et c'est d'ailleurs ce que l'on voit sur les publicités annonçant le site... Mais, probablement parce que c'est la saison morte, j'ai seulement vu des jeunes s'entraîner...


Quand même impressionnant de voir la quantité, leur jeune âge et ce qu'ils sont capables de faire (pour certains).



Pour les voir pratiquer:





J'ai socialisé et gardé contact avec probablement les plus vieux et expérimentés du spectacle. Ce sont des jumeaux chinois, et dans ce pays où règne la politique de l'enfant unique, où les garçons sont espérés et adulés, ça doit être comme gagner à la loterie pour les parents.



Et voilà ce qui termine mon séjour en Chine! Me voilà prête pour une nouvelle aventure...