mercredi 29 avril 2015

2015-04-29 Lesotho (Monantsa)



Lesotho, le "Kingdom in the Sky", ce pays complètement enclavé dans l'Afrique du Sud, le pays le plus haut au monde, cet endroit où j'ai du tout réapprendre...

(Voici une BMW... Ici on se déplace à pied, à cheval ou en minibus)

(Une bergerie naturelle, les moutons s'y réfugient, croyez moi, il y avait de la crotte là-dedans)

(Une Sangoma, la "docteur" du village. Elle a reçu un don et elle peut communiquer avec les esprits des ancêtres. Ces derniers lui indiquent le problème du malade et quelles herbes utiliser pour le guérir.)

(Il n'y a pas de magasins. Les gens dressent un drapeau s'ils ont quelque chose à vendre. Rouge = viande, Vert = légumes, Blanc = bière traditionnelle... celle qui m'a donné droit à ma première pillule antidiarhée, Jaune = bière à base de sorgum et de gingembre... délicieux!)

(La highway, qui n'a rien d'une autoroute, mais plutôt d'une "high way". On roule à 10km/h, on traverse les ruisseaux dans leur lit, très peu de routes sont goudronnés, les déplacements sont longs.)


(De très vieux "graffitis", le rouge dans le bas de la photo. Ce sont des peintures bushmans.)


(Il n'y a pas d'électricité et à 18h il fait noir. Alors j'ai mangé mon souper à la lueur de la chandelle, sans ustensile, c'est la pratique commune, mais pour moi c'était très hors du commun! J'ai eu droit à une pâte de maïs collante, qu'ils appellent pap et qui est la base de leur alimentation, avec du poisson émietté en sauce et du morroho haché bouilli avec un peu d'huile et de sel. Très bon, mais rien d'évident à manger avec les mains. L'idée c'est de façonner de petites boules de pap et d'attraper de la garniture. Ça prend un peu de pratique!)



(Une partie de soccer)


(Les habitations)







(Sandile, guide sud africain, champion de course en montagne, il vit encore selon les traditions autochtones)

Et finalement, je n'ai pas de photos des habitants, mais le costume traditionnel pour les hommes (et ce n'est pas du folklore, c'est largement répandu dans les milieux ruraux) c'est une couverture autour des épaules, des bottes de caoutchouc et une tuque ou cagoule qui couvre le visage. Semblerait que ça vient de l'époque où la reine Victoria aurait donné des couvertes pour venir en aide au peuple du Lesotho... Je vous laisse lire là-dessus. 

mardi 28 avril 2015

2015-04-28 Drakensberg (Amphitheater)

Je me déplace dans le nord des Drakensberg et cette fois je participe à une randonnée père-fils, avec Russell et Liam, deux sud africains.
Le sentier contourne le pic Sentinel
et nous amène au sommet de la deuxième chute la plus haute au monde (980m de haut, mais c'est à peine un filet d'eau à cette période). 


On se trouve à 3100m d'altitude et on peut admirer la vue sur la formation rocheuse qu'est l'Amphitheater.


L'attrait du sentier 
C'est un de ces sentiers que je qualifie de définitivement "pas pour maman" (en d'autres mots, ça veut dire "pas pour ceux qui ont peur des hauteurs"). 
Je choisi de monter par le "gully", une espèce de fente entre deux montagnes, dans laquelle il faut user des pieds et des mains étant donné le degré de verticalité.
 Et je descends par les fameuses "chain ladder", définitivement la partie la plus excitante ou effrayante, dépendamment du type de personne que vous êtes! 



Comment reconnaître de vrais canadiens?
Juste avant la chute se trouve un petit bassin d'eau "froide". 
C'est à cet endroit que l'on identifie les canadiens des autres. Nous sommes les premiers à l'eau et nous l'apprécions! Dans le parc Kruger, c'était pareil pour l'eau, c'est notre fierté et l'on se reconnaît à des miles de la maison! C'est connu les canadiens tolèrent bien le froid, mais à l'inverse, les africains supportent bien la chaleur. Dans le minibus, en chemin vers Phuthaditjhaba (essayez de demander votre chemin... sinon avec le nom du lodge... Witsishoek... pas facile!), sur la quatrième banquette arrière, les fenêtres fermées, le soleil plombant, tout le monde en gros chandail à manches longues, c'est moi qui a du demander pour que l'on ouvre les fenêtres.

lundi 27 avril 2015

2015-04-27 Drakensberg (Cathedral Peak)




C'est la longue fin de semaine du Freedom Day. J'ai rendez-vous avec Eben à la station de train et on quitte Joberg pour rejoindre Rinaldo dans les Drakensberg, dans la région de Cathedral Peak.
(Eben)

Le plan de match pour la fin de semaine? 
3 jours de rando et 2 nuits de camping, très précis et détaillé, Rinaldo nous l'avait transmis par courriel au préalable. C'est un gars hyper organisé, qui prépare tout l'itinéraire et la nourriture pour son copain, un geak d'équipement de plein air. Bref, nul besoin de vous dire qu'on s'est tout de suite bien entendu! Mais pour la planification, il avait largement surestimé leur capacité physique, alors nous avons du le modifier en cours de route...


J'aurais pu être déçue ou frustrée de ne pas monter jusqu'en haut de l'escarpement, mais le fait de me retrouver dans les montagnes, par une température parfaite et surtout d'être en bonne compagnie (étant seule, pas de partenaire de rando égal souvent pas de rando avec coucher. Alors c'est une grande chance que j'ai eu, d'autant plus que j'avais l'impression de retrouver de bons copains), ne pouvait que me procurer du bonheur.


(Le soleil dans les yeux, mais faudrait pas se plaindre!)



(Lever de soleil)


(Cathedral Peak, au centre et la cloche en arrière)

(Everlasting flowers)

Eau quelle joie!
Étant donné que la saison des pluies est maintenant terminée et que l'été était plus sec qu'à l'habitude, de nombreux cours d'eau sont asséchés. Il y en a tout de même assez pour remplir les gourdes (même pas besoin de la traiter) et surtout se rafraîchir dans des petites piscines naturelles (pools) ou des douches à ciel ouvert (des petites chutes). À noter, il y a des crabes qui se promènent dans ces petits cours d'eau. 



Un "chalet" nouveau genre
J'ai fait l'expérience de ma première nuit dans une caverne (Barker's Chalet, drôle de nom quand même pour un trou dans une roche!).
Les cavernes sont très communes ici. Il s'agit d'une espèce de dépression à la base des falaises, qui s'apparenterait plus à la grotte de Ville-Marie si on veut faire un parallèle! Elles étaient utilisées par les bushmans en déplacement. Certaines sont d'ailleurs encore utilisées, notamment par les "commerçants" de drogue, qui descendent des montagnes du Lesotho à la noirceur pour vendre le stock en ville. C'est pourquoi il faut rester méfiant la nuit et ne rien laisser traîner. Pas besoin de tente dans les cavernes, on couche à même le sol et pas de bébittes (en t-k pas à cette période). 



jeudi 23 avril 2015

2015-04-23 Retour à Johannesburg

Les deux facettes de Joberg
Avant mon escapade à Kruger j'ai eu la chance de rencontrer Portia, une fille de Soweto qui connaît une vie beaucoup plus dure que la mienne (je vous épargne les détails, mais ça me fait me sentir coupable de voyager...).
 J'ai pu marcher autour de Park Station avec elle (autrement il n'est pas recommendé de s'y aventurer), nous avons observé la ville de haut (Top of Africa),

 et je suis même allée à l'église avec elle (les gens sont très pratiquants, c'est un immense auditorium avec plusieurs représentations par jour, toujours plein. J'étais curieuse de voir et entendre les chants, il y a des moments très rassembleurs où les gens chantent en tapant des mains et en dansant. Bref, je me suis fait sortir le méchant, ce qui devrait m'enligner vers des changements dans ma vie, en t-k c'est ce que j'ai compris du preacher.) 

J'ai emprunté les taxis collectifs (c'est là-dedans que j'ai rencontré Portia). Ce n'est pas ma première expérience de ce genre, mais dans ceux-ci on est particulièrement tassé. Et ce qui m'a le plus surpris, c'est la façon de payer, qui fonctionne à chaque fois et qui compte sur la confiance de tous à bord. On fait circuler l'argent vers l'avant du taxi (ce sont des vanettes 15 passagers) en disant pour combien de passagers on paie. Peu après on fait circuler du change vers l'arrière pour rembourser chacun des passagers. 

À l'opposé complètement, j'ai été passer deux jours chez Grant (rencontré lors de la rando à Kruger) et Sheena, dans Bedfordview, un quartier aisé de Joberg.
 Il y a une barrière avec un garde à l'entrée de la rue, une autre barrière à l'entrée de la propriété, une clôture électrique ceinturant la propriété (on parle juste d'une maison là, ce n'est pas un château), un système d'alarme relié à la centrale, des barreaux de fer à toutes les fenêtres et portes (on se croit dans une prison), deux chiens "de garde",... Des vols et crimes se produisent malgré toutes ces précautions.

L'écart entre les riches et les pauvres est immense ce qui occasionne de nombreux problèmes. Le taux de sans emploi est très élevé et certaines mesures sont prises pour tenter de créer des jobs, mais il s'agit d'emplois sans exigences (au Québec on appellerait cela des jobs inutiles, mais au moins ici ça fait travailler du monde. Par exemple, c'est illégal de faire le plein d'essence soi-même, il y a des gens qui s'en occupe. Avec la madame qui passe la mope, il y a la madame qui agite une pancarte pour faire sécher le plancher. Dans les chantiers de travaux routiers, il y a 3 flagmens, suivi d'un gars qui tourne la pancarte, pleins de travailleurs avec des pelles à main, un gars dans une machine en train de se reposer (c'est sûrement plus efficace pour l'emploi, de ne pas trop avoir de machinerie et si possible de ne pas les faire fonctionner). Bon, alors vous voyez le genre.

J'ai eu droit à des discussions assez intéressantes,... alors que sévissent actuellement des vagues de violence "xénophobique". 

lundi 20 avril 2015

2015-04-20 Kruger en vidéo

Voici un lien vers quelques vidéos pour prouver que ce sont de vrais animaux vivants!

2015-04-20 Kruger et les babouins

Les animaux qui me fascinent le plus sont les singes. J'ai passé des heures à observer une soixantaine (je ne les ai pas compté, mais ils étaient beaucoup!) de babouins dans leurs activités quotidiennes.

La nuit, ils dorment dans ces arbres,
et tôt le matin, ils descendent un par un, pour observer le lever de soleil 



assis sur la chaussée, encore à moitié endormis,

les enfants se tiraillent


les mères allaitent et ils en profitent pour se "dépuceler".

Après un bon moment, ils partent en quête de nourriture, on croirait un pèlerinage, femmes, enfants et vieillards, se suivent tout en s'amusant. J'ai du quitter mon poste d'observation quand les jeunes babouins ont commencé à vouloir monter sur la voiture...