(Mesdames, Steve pose ici avec la collection pour guide; les running shoes troués et le fameux sac à dos de jour dont les fermetures éclair sont remplacées par des épingles et les coutures ne tiennent qu'à un fil. Il a d'ailleurs terminé la rando avec de la broche.)
À l'approche de la montagne, on traverse des plantations de thé, une des principales industrie de la région.
Après une longue montée, j'arrive dans ce luxueux chalet, à moi toute seule. Pour environ 3,50$, ça inclus la nuitée et le gardien qui allume le feu et prépare l'eau chaude pour le bain*.
*On s'entend, les gens disent "bath" ou "shower", ça veut généralement dire un seau d'eau avec un gobelet. Alors la douche on se la fait soi-même avec le gobelet! Pour une nuit en rando c'est le grand luxe, mais pour la majorité des gens dans la vie de tous les jours, ce n'est pas le gros confort... selon nos standards... Une chose est certaine, c'est qu'ils gaspillent moins d'eau pour se laver.
Deuxième journée: quelques leçons de foresterie
Le gouvernement finance un programme de reboisement au sommet du plateau et il a trouvé quelques trucs pour ne pas que ça coûte trop cher...
-à lire avec quelque peu d'ironie-
Premièrement, pour sauver sur les coûts de transport de plants, on installe des pépinières directement au sommet, à distance de marche des sites a reboiser.
Deuxièmement, on installe le campement forestier à côté de la pépinière... Lit de paille, système de chauffage dans chaque bâtiment, les toits seront réinstallés lors de la prochaine saison de reboisement, en décembre prochain (qui coïncide avec la saison des pluies).
Afin de favoriser un maximum de site à reboiser, on ferme les yeux sur la coupe de bois illégale.
Parce que si le gouvernement le souhaiterait, il aurait tout le temps nécessaire pour intervenir. Les contrevenants montent (c'est le cas de le dire, c'est en haut de la montagne) au bois à pied le matin avec leur grosse machette. Pas très rassurant quand on les croise dans les sentiers... mais ils ne s'attaquent qu'aux arbres. Ils redescendent au village avec les madriers qu'ils ont façonnés en forêt.
Et des paysages...
(L'espèce de sentier à droite de la photo, c'est un coupe-feu. La montagne est un véritable labyrinthe de coupe-feu, qui se confondent avec les sentiers, j'étais contente d'avoir un guide!)
(Vers le centre de la photo, se trouve une petite tache rouge, c'est le refuge Tuchila. Il s'agit d'une photo mémorable puisque c'est la dernière que j'ai prise avant de redescendre au refuge et me rendre compte que j'ai laissé mon IPod sur la roche où j'ai pris cette photo... Voyez l'ombrage, la journée tirait déjà à sa fin, nous avons dû monter une deuxième fois et terminer à la noirceur, sans compter que j'étais fiévreuse... mais ça ce sera un autre sujet!)
Puis la troisième et dernière journée
(L'eau de la montagne peut être consommée sans traitement, du moins celle que l'on recueille en hauteur, près des refuges.)
Enfin, nous avons traversé des petites ruelles de village, où un enfant s'est mis à pleurer de peur en me voyant... pour rejoindre le chemin à une dizaine de kilomètres du point de départ. Le seul de revenir c'était le velo-taxi, très populaire dans le coin. Et c'est bien parce que je n'avais pas d'autres choix que j'ai finalement accepté de monter à l'arrière du vélo, avec mon gros sac à dos. Pauvre gars, il a travaillé fort pour son 2$...































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