mardi 30 juin 2015

2015-06-30 Mfuwe, South Luangwa

Visite d'une école primaire
Je me suis joins à un groupe d'étudiants belges qui visitait une école primaire à Mfuwe.

Ils apportaient du matériel scolaire et avaient préparé des jeux et des chansons.

Lorsque les enfants nous voient arriver, ils deviennent complètement excités,les garçons courent et s'accrochent aux véhicules, tous viennent à notre rencontre. Ils sont gênés mais curieux, ils veulent pratiquer leur anglais, qui est très rudimentaire. 


Il faut dire que les enfants utilisent à la maison une des 72 langues parlées en Zambie et c'est à l'école qu'ils apprendront l'anglais, mais difficilement. (parce que les enseignants continuent d'enseigner dans la langue locale, parce que les enfants ne vont à l'école qu'une demie de la journée,...)


Il y a donc un premier groupe d'étudiants le matin et un autre l'après-midi. Pas d'électricité à l'école, ressources limitées, grande taille des classes, bref à la fin du primaire, ce n'est pas tout le monde qui est capable de lire, écrire et compter adéquatement... Une nouvelle bibliothèque vient d'être implantée en décembre dernier, il faut maintenant apprendre aux élèves à l'utiliser et à lire pour le plaisir. 
(Voici la bibliothèque, nous avons lu des livres avec les enfants.)

(Les enfants étaient heureux de participer à n'importe quelle activité. Voyez la jeune fille sautant à la corde, elle est habillée en Blanche-Neige, quand même cocasse!)

(Dans la cour d'école, un puits où les gens viennent chercher de l'eau pour la ramener dans leur maison. Ici, ce sont de jeunes enfants qui ont cette responsabilité familiale. Je peux vous dire que le gamin travaillait fort parce que la brouette était lourdement chargée... Et l'autre garçon en avant exécute une petite danse, ça nous rappelle qu'ils ne sont que des enfants,...)

Marula Lodge 
J'y ai passé trois nuits, dans un lit (yé, quel confort!). La majorité des gens qui viennent ici visite le South Luangwa National Park, les safaris semblent assez propices aux rencontres animales. Le lodge est situé en bordure du parc, dans une game reserve, donc tous les animaux du parc sont également présents autour du lodge. Les babouins nous réveillent le matin lorsqu'ils sautent sur le toit, les éléphants viennent brouter les arbres de la propriété le soir, les hippopotames nous offrent un concert à toute heure, une girafe nous salue lors d'une marche (ce n'est pas recommendé de marcher aux alentours, j'ai été délinquante, ou insouciante!). 
(À hauteur d'homme, autour de tous les bâtiments se trouve un fil électrique qu'ils utilisent uniquement si les éléphants cherchent à pénétrer.)

(Sausage Tree, les babouins mangent ces espèces de longues saucisses dures.)

J'ai été invitée à jouer au touch rugby avec la communauté blanche des environs. C'est la deuxième fois que je joue et c'est toujours aussi plaisant, même en sandales. Ça gagnerait à être plus connu au Québec! Je me croyais creux au Témiscamingue quand après la game on embarque debout dans les boîtes de pickup pour faire des ronds sur le terrain puis se rendre au bar!

La nourriture est délicieuse, j'ai mangé de la soupe aux bananes, vraiment excellente, faut que je trouve la recette!

J'ai même eu droit à un petit safari de nuit à pied avec Sky, le mécano de la place.

Enfin, si vous vous rendez à Mfuwe, arrêtez visiter la fabrique de tissu, Tribal Textile. Tous les motifs sont fait à la main par des artistes locaux et utilisés dans la confection de divers articles en vente. 

samedi 27 juin 2015

2015-06-27 Lusaka, Zambie

Lusaka est la capitale de la Zambie, avec 1,7 millions d'habitants. Je m'attendais à voir une ville comme n'importe quelle autre capitale... Mais on sent bien qu'on est en Afrique; pas d'édifices en hauteur au centre-ville, pas de trottoirs on marche dans le sable, des vendeurs circulent parmi les voitures on peut acheter une paire de pantalon à partir de la fenêtre de la voiture, ...
(Ici ce sont des rouleaux de papier de toilette, mais les légumes, les tee-shirts aux couleurs de la Zambie, du temps cellulaire -airtime, des cartes géographiques de la Zambie, le portrait officiel du président, sont également des articles populaires)

Goûter à la vie zambienne
J'ai eu la chance d'avoir Hillary pour m'initier à la Zambie. Il m'a cuisiné de bons plats...
(Non, je ne suis pas encore convertie à la bière, c'est une bouteille de cidre et c'est très bon!)

Ici ce n'est plus de la pap, on appelle ça nshima, mais c'est la même poudre de maïs bouillie qu'on mange avec les mains et qui est accompagné de "relish". La relish peut être composée de poulet, poisson, chèvre, bœuf, soya,... mais peu importe ce qu'il y a dedans, les gens disent qu'ils mangent nshima avec relish! Et demandez leur quelles sont les propriétés du nshima et ils vont vous répondre avec un sourire gêné ou fier, "it gives power", sous-entendu pour les hommes...

(Capenta, une sorte de petit poisson séché qu'on fait revenir dans la poêle. Très populaire!)

Hillary m'a accueilli dans son humble demeure... qui possède toutes les fonctionnalités, mais qui ne sont pas toutes fonctionnelles... Il possède un bain, mais l'eau chaude ne fonctionne pas, il utilise donc le bac noir. 

Il possède un poêle, mais en raison de troubles électriques, il doit plutôt utiliser les deux ronds électriques au sol. On est loin de l'efficacité énergétique... Trouvez les erreurs dans cette photo.
Réponse: le congélateur est utilisé comme planche à repasser, les ronds électriques réchauffent le congélateur, pour ne nommer que les plus évidentes!

Grande ironie selon ma vision des choses: malgré que les gens portent de vieux vêtements, parfois troués, achetés dans les poches de vêtements qu'on ne voulait plus au Québec, une apparence soignée demeure importante. Le repassage est commun, même pour des tee-shirts, le brossage des souliers, le petit linge pour s'éponger la figure durant la journée, le brossage des cheveux pour les gars,...

La vaisselle s'effectue à l'eau froide, avec une pâte de savon, et en laissant l'eau couler... Ça me faisait mal au cœur de voir autant d'eau gaspillée. Après les pays désertiques de la Namibie et du Botswana, où l'eau est précieuse, en Zambie c'est l'abondance. Les maisons sont alimentées par des puits et l'eau est pompée dans de gros réservoirs en hauteur. 
(C'est la pâte de savon pour laver la vaisselle.)

Tour guidé des marchés et d'un ghetto 
Au Kabwata Cultural Village, j'ai joué ma première partie de Nsolo avec Friday, jeu populaire dans plusieurs pays d'Afrique, et j'ai eu beaucoup de plaisir. J'ai d'ailleurs acheté une planche de jeu qu'il a lui-même confectionné en véritable mukwa. 
(Friday, celui qui m'a appris à jouer Nsolo et qui a gravé la planche de jeu pour mes parents!)

J'y ai également rencontré son ami Thomas, qui m'a accompagné toute la journée dans les ghettos, taverne, marché publique. Nous avons acheté  tous les aliments que je pouvais trouver et que je ne connaissais pas. De retour au ghetto, nous avons fait un gros pique-nique avec tout ça et les voisins venaient piger. 
(Thomas, le deuxième à partir de la gauche)


Voici un échantillon de ce que j'ai goûté: masau, tungulu, mutubuya, ngaingai (ce sont tous des fruits), mukoyo (breuvage traditionnel à base de maïs), kashasu (alcool fabriqué artisanalement et illégal parce que le pourcentage d'alcool est trop élevé... J'ai quand même eu de la chance parce que plusieurs personnes habitent ici depuis longtemps et n'ont jamais eu l'occasion d'y goûter!), chibuku (bière traditionnelle), des chenilles, des pattes de poulet avec les tripes, de l'argile (probablement le plus surprenant, manger une roche... Ce n'est pas particulièrement appétissant d'avoir une poignée de terre dans la bouche, mais c'est consommé pour ses propriétés, beaucoup par les femmes enceintes.)

Pour me faire plaisir, un peu de danse traditionnelle!
Une des choses qui m'a le plus marqué ici: tout le monde sait danser, y compris les hommes, ils sont bons et ils aiment ça. Si on entend de la musique, on voit immanquablement des gens qui dansent, si quelqu'un est heureux, on a droit à une petite danse,...

Une des choses qui m'a le plus traumatisé: pour les différentes danses traditionnelles, tout se passe dans le bassin. Des mouvements qui pour nous seraient qualifiés de très explicites, vulgaires ou érotiques ici c'est normal, même les petits enfants les font.
(C'est une troupe de danseurs de l'armée, ici il n'y a pas de préjugés pour les hommes qui dansent ou pour les garçons qui font partie de la troupe de danse de l'école.)

Si vous voulez voir des bassins se trémousser, vous pouvez vous rendre au Kabwata Cultural Village les fins de semaine, ou regarder les vidéos:

J'étais la seule touriste dans l'assistance, je me suis donc fait remarquer, d'autant plus que j'y suis retournée deux jours de suite! Après quelques discussions, on m'a invité à une pratique de danse traditionnelle, dans un petit quartier "défavorisé". Quel plaisir j'ai eu! La professeure m'a montré les pas de base et j'ai participé à quelques danses, au son des djambes. Ce sont vraiment des danses festives et joyeuses.

Lodge eco responsable en construction...
J'ai été passer deux jours sur le terrain où Paul, un sud africain, débute l'aménagement d'un lodge éco responsable. 
(C'est le début!)

J'étais curieuse et j'en reviens avec bien de l'admiration. Ce n'est pas évident de construire quelque chose ici. Premièrement, quand on se rend au magasin;
Au Québec: on explique ce qu'on veut faire et le vendeur nous explique comment faire et nous montre les matériaux nécessaires.
En Zambie: il faut savoir quels matériaux on veut et surtout être capable de décrire leur apparence pour que le gars dans le magasin les trouvent.

Deuxièmement, si on engage des travailleurs, il faut s'attendre à devoir tout leur expliquer, mais vraiment tout. À chaque jour, une quinzaine de personnes arrêtaient pour venir demander un emploi. C'est un gros problème ici, les gens sans emplois et sans formation. Le salaire minimum est d'environ 85$/mois. Et puisqu'il y a pleins de gens sans emploi, ceux qui travaillent acceptent des conditions bien minables de peur de perdre leur emploi. J'ai été témoins de quelques jobs absolument impensables au niveau sécurité ou sanitaire au Québec...

Mes amis ghanéens 
J'ai passé plusieurs jours au Wanderers Backpakers, le seul endroit où l'on peut camper, en pleine ville. Et j'ai eu le bonheur de partager le quotidien avec ces trois footballeurs ghanéens qui habitent ici. 
(Michael, Eben et Blessing qui vivent très humblement dans une tente, en attendant de signer un gros contrat. Ils n'ont que très peu de possessions, mais parmi celles-ci, plusieurs exemplaires de la Bible et ils peuvent m'en réciter des passages. Ils croient en l'amour, le vrai, pour toute la vie. Les côtoyer a été très enrichissant...)

À propos de l'électricité...
Les coupures de courant se produisent à chaque jour et durent plusieurs heures. Ça se produit sans préavis, à n'importe quelle heure, mais généralement quand on s'apprête à vouloir cuisiner ou lorsque l'on a besoin d'internet. Il faut donc apprendre à cuisiner avec un "braiser", c'est ce que tout le monde utilise pour cuisiner et pour se réchauffer. Ça fonctionne au charbon. 
(Le braiser et les cannes de peinture en guise de siège. J'ai passé plusieurs soirées autour de ce feu!)

mardi 16 juin 2015

2015-06-16 Victoria Falls

Mon nouvel ami zambien, Hillary, me ramasse à la frontière et hop, nous voilà en route pour Livingstone, la ville des fameuses chutes Victoria.

Avec ses 108m de hauteur (soit deux fois plus haut que les chutes Niagara), et 1,7km de long, ça en fait les plus grosses chutes au monde. Il passe de l'eau par là!



(Hillary, mon guide, chauffeur, cook,... pour les prochains jours)

(Ça prend définitivement des ponchos pour traverser ce pont. Quand j'ai croisé ces personnes vêtues de longues tuniques blanches à capuchon pointu, je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Ça avait l'air d'une procession du Klu Klux Klan, mais c'était une famille noire. L'image était trop absurde, mais la caméra n'a pas fonctionné...)



La rivière Zambesi est la limite entre la Zambie et le Zimbabwe. Tout le monde est catégorique et a son opinion, mais personne ne s'entend à savoir quel côté est le meilleur côté pour observer les chutes. J'ai donc voulu en avoir ma propre idée. Ainsi, après avoir vu les chutes du côté zambien, nous avons traversé à pied au Zimbabwe. Ce pont est un "no man's land" entre les deux postes frontaliers. Mais quand j'ai su que c'était un autre 30$US pour voir les chutes à partir du sol zimbabwéen, j'ai abandonné l'expérience... Je ne peux donc pas vous confirmer quel est le meilleur côté!
(Pour les plus téméraires, le saut en bungee... j'ai passé mon tour.)

Et voici un petit video qui donne une idée de l'ampleur:

Avant de quitter le Botswana

Je suis sortie du Botswana par le poste frontalier de Kazungula. La rivière Zambesi sépare le Botswana de la Zambie (c'est également la jonction avec la Namibie et le Zimbabwe), mais il n'y a pas de pont. Ce sont donc des barges qui assurent la liaison entre les deux pays. Le problème, c'est qu'elles ne peuvent transporter qu'un seul camion à la fois. Il y a donc une filée de camion de plusieurs kilomètres avant la frontière. Ils peuvent attendre des semaines avant de pouvoir traverser. This is Africa! 

En Afrique, les notions d'efficacité et de productivité n'existent pas. Tout se déroule à un rythme lent (mais vraiment lent...), il faut donc s'habituer à attendre et c'est tout un test pour la patience. Ils s'amusent à dire qu'en Amérique nous avons des montres, et qu'en Afrique ils ont du temps. Et c'est vrai

J'ai attendu une vingtaine de minutes à la réception du camping et il y avait un seul client devant moi. Pour savoir s'il restait un site de disponible, elle a du appeler le gars qui s'occupe du camping. Et à en juger par le temps que ça a pris, je devine que le gars a du faire le tour du camping pour vérifier s'il restait de la place. Quand j'ai demandé les indications pour trouver le camping, les deux employés, qui n'avaient visiblement rien d'autre à faire, m'ont escortés jusqu'à mon emplacement. Endroit où nous avons trouvé le fameux gars du camping et quelques uns de ses collègues. Je me suis donc retrouvée, pour la première fois de ma vie, à monter ma tente avec un helper, et quatre spectateurs (qui étaient tous payés...). La popularité des braai est un autre bon exemple de temps (encore plus populaire en Afrique du Sud, mais quand même bien répendu au Botswana). En Amérique on fait du barbecue, c'est rapide. Pour faire un Braai, il faut faire un feu et attendre d'avoir de la braise bien chaude, bref ça prend du temps. Mais le test à l'aveugle a déjà été fait, la viande goûte meilleur sur le braai et tout le monde peut identifier le mode de cuisson (semble-t-il!) This is Africa! 

Le Botswana n'a jamais été colonisé, il était sous protectorat britannique lorsqu'il a obtenu son indépendance en 1966. La majorité du pays est désertique donc, il n'y avait pas d'intérêt pour les puissances. C'est après l'indépendance que le potentiel minier a été découvert. Bref, les Bostwanais n'entretiennent donc pas une histoire de peuple colonisé. Les relations avec les étrangers sont bonnes et le pays est très sécuritaire. Il est possible de se promener à la noirceur dans la plupart des endroits. Sauf, notamment, à Kasane, où les gens s'enferment à l'intérieur après la tombée de la nuit. Le problème, c'est que les animaux se promènent dans la ville et ça peut être dangereux à la noirceur... C'est pas drôle, This is Africa!

Les gens pissent n'importe où, sans gêne. Au bar, les filles m'invitent pour aller aux toilettes (bon, jusque là c'est commun...), les deux toilettes sont occupés, alors elle s'acroupie en face de moi. C'est un bar extérieur évidemment, on est au Botswana. Je suis chez un ami, j'ai envie, il m'escorte en arrière de la maison et attend... Plus tard, dans la maison, il m'offre un bac en plastique (je vous rappelle qu'il n'y a qu'une seule petite pièce, donc pas tellement d'intimité...). Petite différence de culture ici, This is Africa!

La musique est omniprésente. Ça donne l'impression qu'il y a un gros party dans le voisinage, mais c'est juste qu'ils écoutent la musique forte!

Les filles ont des enfants très jeunes, souvent encore à l'école. Les pères fuient leur responsabilités et se sont souvent la mère, la grand-mère ou une autre personne de l'entourage qui élève les enfants. This is Africa...

Quand l'autobus tarde à venir, on peut faire du "hiking". J'étais toute excitée quand j'ai entendu ça pour la première fois, dans ce coin du monde où la majorité des gens ne savent pas ce que c'est de l'activité physique. J'ai vite compris que c'est du hitch hiking, mais le hitch a disparu... Oui, j'ai fait du hiking, c'est pratique courante ici. Les abords des routes sont remplis de personnes qui attendent patiemment. Par contre on ne met pas le pouce en l'air, on pointe plutôt l'index ou les doigts vers le sol. This is Africa!

Le gouvernement (les mêmes mesures existent en Namibie) a mis en place d'immenses clôtures afin de contrôler la propagation de la Foot and Mouth Disease qui est présente chez les animaux sauvages (buffalos) et qui contaminent le bétail des fermiers. Quand on se déplace de la zone infectée vers la zone saine, les pneus des voitures  doivent être arrosés et tout le monde doit marcher dans une petite flaque de ce produit.

Les gens parlent en majorité le tswana (setswana en anglais) et ils utilisent pleins d'exclamations pour marquer leur appréciation (le hisch revient souvent et c'est marquant parce que pour nous ça veut dire "ouf, pas sûr...", mais pour eux ça veut dire "oui, super, j'aime ça!")

lundi 15 juin 2015

Trucs pour rencontrer des locaux

Les rencontres avec les locaux représentent des occasions d'échange et d'apprentissage exceptionnels. C'est difficile de les planifier, c'est souvent le fruit du hasard et la vie qui nous conduit, mais il y quelques trucs pour provoquer des rencontres...

9 trucs pour rencontrer des locaux:

- voyager seul (e); vous n'avez alors d'autres choix que de parler et rencontrer. Les gens sont plus enclins à initier une conversation avec vous. 

- utiliser les transports en commun; en voyageant avec les mêmes moyens que la population, on fait inévitablement des rencontres. 

- avoir un numéro de téléphone du pays; pour échanger avec les gens que l'on rencontre et organiser des activités.

- rester plusieurs jours au même endroit et retourner dans des lieux communs; la première journée, les gens vous saluent, la deuxième journée lorsqu'ils vous reconnaissent, ils viennent vous parler.

- afficher un sourire; c'est toujours invitant!

- allez de l'avant et parler aux gens; souvent ils n'attendent que ça pour s'ouvrir et souvent ils n'ont pas (ou peu) cette opportunité d'interagir avec des étrangers. J'étais assise avec un jeune homme de 26 ans qui me disait que c'était la première fois qu'il avait une réelle discussion avec une étrangère et qu'il allait s'en rappeler toute sa vie... Ça vous donne une idée...

- faire comme les locaux; ils sont toujours amusés de voir des étrangers faire comme eux et ça invite à la discussion. Manger la nourriture de la place (quand j'ai le choix, je choisi des aliments que je ne mange pas normalement au Québec), dans les petits restos locaux (la bouffe locale est souvent beaucoup moins dispendieuse que les restos pour touristes, équivalent à acheter à l'épicerie), de la même façon, ici ça veut dire avec les mains. Apprendre quelques mots de la langue locale. Utiliser les minibus (combi) communs et non les taxis privés,... Quand j'ai dansé avec mes nouvelles amies, les locaux étaient surpris de voir une blanche capable de danser, c'était drôle! Il ne faut pas avoir peur d'être le centre d'attraction, parce que c'est ce qui arrive quand on se mêle à la population.

- couchsurfing et travelbuddy; ce sont des sites internet pour rencontrer des voyageurs ou des locaux. Beaucoup de gens utilisent ces sites et sont très satisfaits. Pour ma part, je préfère les rencontres fortuites, avec des gens que je n'aurais jamais pu rencontrer autrement qu'en me rendant sur place. Je pense que rien n'arrive pour rien, la vie nous envoie des personnes, des expériences, il faut simplement les saisir lorsqu'ils passent! J'aime bien suivre mon instinct plutôt que d'essayer de trouver quelqu'un sur le net avec qui je pense que ça pourrait cliquer. Malgré tout, un mélange de rencontres au hasard et de rencontres arrangées est probablement une combinaison gagnante!

- se rappeler des prénoms; les gens sont toujours touchés lorsqu'on se souvient de leur nom et c'est assez pour tisser des liens.

2015-06-15 Quoi faire au Botswana

Ça fait maintenant deux mois que je suis sur la route, j'ai visité plusieurs parcs, et fait quelques activités plus "touristiques". J'ai du prendre quelques jours pour faire le bilan et surtout réfléchir à la suite de mon périple. Je suis maintenant rendue à un point dans mon voyage où je cherche des expériences plus que des merveilles touristiques, des personnes plus que des paysages,...

Je n'ai pas beaucoup de photos pour documenter cette section, ça demeure des expériences personnelles et je suis hésitante à prendre des photos de ces moments particuliers, vous comprendrez...

7 expériences qui n'ont pas de prix et qui ne peuvent pas être réalisées dans un tour organisé:

- manger de la nourriture traditionnelle (samp et beans), préparée spécialement pour moi, chez des amis. 

- cuisiner de la nourriture québécoise (pâté chinois!) chez des amis, dans une petite pièce sans réel comptoir, avec des fourmis un peu partout, deux ronds électriques pas de four, la radio diffusant la musique, la porte ouverte et des enfants qui jouent dehors avec des pneus,... Complètement surréel!

- sortir dans un "bar" du village, rencontrer des gens de la place que je connaîs (du moins dont je me rappelle les noms), discuter, danser, interagir, observer la vie sociale quotidienne,...

- être invitée à passer du temps avec eux, dans leur maison et même y dormir. La majorité des gens vivent dans des habitations d'une seule pièce. Toilettes communes à l'extérieur, mais la propreté donne le goût d'aller n'importe où ailleurs. Ils vont chercher l'eau à partir d'un robinet commun à l'extérieur. L'électricité est présente, mais il s'agit d'un fil et d'une extension.  La majorité de leurs possessions reposent sur le sol ou disposés sur les quelques meubles présents. C'est la simplicité comparé à notre mode de vie occidental... Très contrastant, très différent, très inspirant,...

- prendre un "bain" dans un bac en plastique (c'est comme un gros bac à vaisselle) avec de l'eau chauffée sur le rond électrique. C'est la façon de faire et ça prend de la technique pour réussir le tout efficacement. 

- pendant que l'autobus de Nata à Kasane est en panne et que tout le monde attend, grâce à une autre belle rencontre, réussir à trouver une ride qui nous dépose directement au parc Chobe. Arriver juste à temps pour le tour de bateau sur la rivière et embarquer dans le bateau de touristes avec le seul Bostwanais à bord (excluant le staff). Pouvoir bénéficier de son expérience du pays, ça n'a pas de prix!

- voyager avec une femme Herero. Quand je transportais ses gros sacs colorés vers l'arrêt d'autobus suivant, je me disais que j'étais loin de l'autobus de touristes!

2015-06-15 Chobe River en bateau

J'ai tenté une dernière expérience avec les animaux parce qu'on me l'avait grandement recommendé et que je n'en avais encore jamais fait. L'intérêt de ce tour de bateau est d'observer les animaux à partir de l'eau, ce qui donne une perspective différente.

Et j'ai effectivement vu des choses que je n'avais encore jamais vu en Afrique!

Des éléphants traversant à la nage un chenal de la rivière. Surprenamment, ils sont d'excellents nageurs!


Des crocodiles, j'ai compris pourquoi on ne doit pas se baigner!


Des éléphants testant leur force. C'était un groupe de quatre jeunes mâles et un patriarche qui les ramenait à l'ordre. (Voir également le vidéo au lien ci-haut)


Un éléphant solitaire marchant au travers d'un troupeau de buffalos. Les buffalos lui cédaient la place!

Un hippopotame hors de l'eau, c'est là qu'on peut vraiment apprécier toute sa grosseur!

Un gros lézard dont je ne me rappelle plus le nom, juste en avant du tronc d'arbre, excellent camouflage.

Un coucher de soleil (ils sont vraiment tous exceptionnels sur fond de ciel bleu)
(Avec des milliers d'oiseaux qui se nourrissent des insectes qui sortent à la tombée du jour.)




(avec les éléphants qui prennent leur bain)

Et pleins d'éléphants avec pleins de touristes! 
(La rivière est infestée de bateaux de touristes... Ça gâche un peu l'expérience..., mais j'étais en bonne compagnie ce qui a rendu le tout mémorable!))


Sinon, il y a aussi le camping qui est très inhabituel pour moi. Où les babouins et les phacochères se promènent au travers des tentes et sur les toits!



Voir également le vidéo au lien ci-haut. 

Et voici encore ma maison des deux derniers mois. J'ai passé la majorité des nuits en tente, parce que j'aime ça, et parce que ça coûte beaucoup moins cher, ce qui me permet de voyager aussi longtemps, dans des pays qui ne sont pas si "bons marché".