vendredi 18 septembre 2015

2015-09-18 Terrasses de riz de Longji


Deux heures au nord de Guilin, l'entrée la plus commerciale se fait par Ping'an, tandis que Dazai est l'entrée la plus reculée, un peu moins achalandée présentant les plus vastes rizières, et celle que j'ai choisi.


J'ai dormi dans le village de Tiantou, à une trentaine de minutes de "marches" en haut de Dazai. 

(Dazai, en bas)

(En montant...)

(Un peu plus haut...)

(On descend pour mieux remonter...)

(Puis on aperçoit enfin le village de Tiantou, encore plus haut...)

(Toujours plus haut...)


C'est quand même assez facilement accessible, puisqu'en sortant de l'autobus les dames aux longs cheveux nous proposent, ou je devrais dire insistent, pour transporter nos bagages dans leur panier. Ces dames sont en forme, mais certaines approchent probablement le double de mon âge (j'exagère à peine). J'aurais eu tellement honte de leur laisser transporter mon gros sac à dos...

Les rizières ont été construites sur plusieurs générations dans les années 1300. On m'a dit qu'une ethnie aurait été chassées dans les montagnes par les autres qui se seraient gardées les plaines fertiles. Ils ont alors dû user d'ingéniosité pour survivre, et ont construit ces impressionnantes rizières en terrasses...


Il faut dire qu'elles ne sont pas uniques, dans mes voyages en train, j'ai bien vu qu'elles parsèment les paysages vallonneux, mais celles-ci sont particulièrement étendues.  


Ça c'est typiquement chinois!

J'ai eu la chance de rencontrer et passer du temps avec plusieurs chinois qui parlent anglais (c'est plutôt rare!). 

(Ronnie travaille à l'auberge où j'ai logé à Guilin et il se retrouve par hasard dans le même autobus que moi pour Dazai, avec sa copine. Drôle de hasard puisque c'est quand même lui qui a réservé mon billet d'autobus! Et sa copine Fanfang, qui ne parle pas anglais a été bien patiente tout au long de nos conversations. Je me sentais mal qu'elle ne puisse pas participer. À la fin du repas, elle m'a écrit un message, traduit, pour me dire combien elle est contente de passer la journée avec moi. Elle a même demandé pour que l'on dorme tous dans la même chambre. C'est surprenant, pour moi, de constater cet élan d'amitié instantanée envers une étrangère.)

(Tracy, jeune finissante en quelque chose que je nommerais secrétariat, curieuse, enjouée et aime pratiquer son anglais. Je me rappellerai toujours de son enthousiasme excessif alors que nous buvions le bouillon de la soupe au "poulet". Ce qui pour moi était l'eau dans laquelle le poulet a cuit, était pour elle le mets le plus divin qu'elle ait dégusté!) 

(La fameuse soupe en question...)

Tracy et Ronnie sont tous deux des enfants illégaux (deuxième de famille), dont les parents ont dû fuir à la campagne et payer une taxe particulière pour les garder. 

Nous avons tous marché vers le coucher de soleil, une randonnée qui aurait pu prendre trente minutes, mais qui en a pris certainement le double avec toutes les conversations et surtout les arrêts selfies (tous les quatre, juste les filles, dans l'ordre et dans le désordre, sans le chapeau, avec l'autre caméra, avec une autre personne qui tient le selfie stick, en changeant d'orientation, en faisant une différente expression,... vous voyez le genre, c'est typiquement chinois, et c'était très drôle! J'ai même utilisé le selfie stick pour la première fois!). 





En soirée nous avons également partagé un repas, c'est aussi typiquement chinois. Au restaurant, la majorité des plats ne sont pas fait pour être mangés seuls. Il faut être plusieurs personnes, commander des plats différents (légumes, viande, soupe, riz,...), partager au centre pour ainsi avoir un repas complet.



Lorsqu'ils ont tous quittés, je me suis retrouvée dans le dortoir avec un autre chinois qui parlait très bien anglais, qui étudie en Allemagne et qui a de la difficulté à manger avec couteau et fourchette! 

Je suis retournée voir le lever de soleil avec lui. Le premier matin je m'étais arrêtée un peu avant le belvédère, il n'y avait pas trop d'action du côté du soleil, mais les flashs de caméra se faisaient aller, je me demandais pourquoi...






Le deuxième matin, j'ai tout compris. À la plateforme, il y a un chinois qui prend une photo de la trentaine de chinois assis qui essaient de prendre des photos du soleil qui ne veut pas se lever. La fille à côté de moi rit de la photo qu'elle vient de prendre de deux chinois côte à côte se prenant en selfie en direction opposée. Alors que son amie lui pointe une autre fille en robe qui fait la pose de mannequin pour les caméras. Et moi je regarde la blonde qui veut absolument montrer à son chum le cliché rapide qu'elle vient de prendre de lui concentré  à photographier avec son trépied. Tout le monde parle de leur photos (c'est ce que j'ai su grâce à mon ami!) lorsque soudain, un minuscule nuage se teinte de pêche pâlotte et c'est l'exclamation générale, les wow fusent de toutes parts suivi des rires. Même si le soleil reste caché derrière les nuages, le spectacle offert par ces chinois en vaut la peine! Sans parler du chien qui est également au rendez-vous, en quête de nourriture, tout est en place pour vous faire rire.

Une rando intéressante à faire est celle de Tiantou à Ping'an. On rencontre quelques villageois en chemin, mais aucun randonneur. Le retour se fait avec deux autobus. Je me suis fait ramassée par un autobus d'écoliers, il n'y a pas plus local que ça!


(Le couple d'Israëliens avec qui j'ai fait la rando, rejoint par une allemande, puis retour a Dazhai avec deux néerlandais.)





(Les terrasses de Ping'an)


(Ping'an)

Elles sont également spectaculaires, je suis finalement contente d'avoir fait la rando jusqu'à Ping'an!


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