Si je n'avais pas rencontré ce couple de polonais et cette américaine, je ne serais jamais venue à Danba. J'étais rendue à un point où je souhaitais m'isoler et prendre ça molo, arrêter de me casser la tête...
Mais j'aurais manqué une partie mémorable de mon voyage en Chine.
Xipu, 30km au nord de Danba
(Visite d'un monastère, au bas de la photo)
(Le moine nous a fait la visite guidée, grâce à Maria, notre interprète! Plus de 1000 ans d'histoire, complètement détruit dans les années 1950, comme la majorité des monastères et bâtiments patrimoniaux en Chine, reconstruit dans les années 1980. À l'avant-plan, les empreintes d'orteil d'une femme qui venait prier assidûment à l'entrée.)
(Les couleurs flamboyantes et les détails gravés dans le bois sont typiques de ces régions tibétaines. Avoir su, nous aurions même pu y dormir, avec les moines.)
La fin de la journée impliquait beaucoup de marche et mes camarades ont préféré rebrousser chemin, j'ai donc poursuivi seule.
La route que je suivais au départ s'est finalement terminée en cul-de-sac entre deux maisons, mais je voulais vraiment rejoindre le village suivant sans redescendre. Les villageois m'ont alors montré le sentier, au travers de leur jardin en terrasse pour que je puisse poursuivre plus loin.
Jusqu'au prochain jardin, où d'autres paysans m'ont accompagné un peu plus loin.
Cette femme ne voulait pas prendre de photo au départ, puis après avoir sympathisé en gestes et en rires, elles a sorti sa caméra et demandé pour des photos! Dans ce village isolé en montagne, les étrangers sont très rares. Le monsieur est absolument mignon avec son chapeau!
Un jeune homme du village m'a accompagné jusqu'ici. Puis, afin de s'assurer que je trouve mon chemin, il m'a regardé jusqu'à ce que j'atteigne les ruines au bas de la photo.
J'ai osé traverser ce vieux pont piétonnier rouillé parce qu'une vieille femme faisait de même et m'a fait signe de la suivre.
De l'autre côté, j'ai été accueilli dans cette incroyable maison pour manger.
Finalement, retour à Danba en marchant, en courant, à l'arrière d'une motocyclette puis enfin avec une cargaison de cochons qu'on a livré à l'abattoir en chemin. Quelle journée!
Suopo, la ville des "watch towers"
Il y en a partout, mais Suopo est
idéal pour les admirer étant donné qu'il y en a une bonne concentration. Ça ressemble à des tour-forteresses pour repérer les ennemis. Le Lonely Planet n'en connaît pas l'utilité, mais nous avons appris sur place, grâce à Maria, qu'elles feraient plutôt partie d'un rite de passage pour les garçons. À chaque année ils doivent monter un étage de plus jusqu'à leurs 18 ans où ils trouvent leur femme... quelque chose comme ça. La dimension et la forme de la tour est également signe de richesse pour la famille propriétaire.
(Maria, mi américaine, mi polonaise, parle chinois et connaît étonnamment bien la Chine, elle a été notre guide et interprète pendant quelques jours!)



































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