Il faut avoir du temps pour parcourir les routes sinueuses du Sichuan parce que les trajets sont longs et fastidieux, mais c'est tellement récompensant. Les routes à elles seules sont complètement époustouflantes, mais terriblement mauvaises...
L'importance de s'attacher...
En partant de Shangri-la, j'ai fait un vol plané dans l'autobus et atterri sur un barreau de fer. Ma fesse gauche a été douloureuse pendant plusieurs jours. J'ai alors compris que la ceinture de sécurité était de mise.
Ça brasse un peu trop quand...
Après un arrêt rapide pour des photos au sommet d'un col, en regagnant mon siège je décèle une odeur désagréable de vomis... Je cherche partout et tout ce que je trouve est un coulis, non identifiable, sous mon siège. Peut-être que je m'en fais pour rien? J'essaie d'en parler avec les chinoises à l'arrière, qui comprenent le mot anglais "vomit", mais qui ne semblent pas s'en soucier plus qu'une odeur de cigarette (qui est tout à fait normal en Chine...). Jusqu'à ce que j'aperçois mon voisin de siège (séparé par l'allée heureusement, mais pour l'odeur ça ne change pas grand chose...), la tête sortie par la fenêtre, lorsqu'il se retourne finalement, la bouche dégoulinante; une vraie vision d'halloween. Sa femme agrippe la poubelle et y met du sien, les chinoises distribuent des sacs en plastiques, c'est chacun son tour... Je mets de la musique pour ne pas entendre, et un foulard pour ne pas sentir. L'autobus poursuit dans ses virages en épingles et ses trous. On se fait "shaker le body", je tiens fermement la poignée du siège avant, tous mes effets personnels sont attachés de sorte qu'ils ne touchent pas au plancher. La poubelle est appétissante, les sacs de plastique remplis revolent par les fenêtres. Ce n'est que le début d'un tour de manège qui dure 10 heures.
En Chine, vive l'indifférence...
Quand on arrête pour dîner, c'est comme si rien ne s'était passé, les gens vont pisser derrière les buissons, jettent leur déchets par terre, crachent un peu partout, tout est normal quoi. Les chinoises m'expliquent que c'est le mal des montagnes (ben oui!) et que ce n'est pas la tâche du chauffeur de nettoyer l'autobus. Bref, j'ai trouvé une vadrouille et j'ai lavé le plancher. En Chine, il peut se passer les situations les plus improbables, révoltantes, dégoûtantes, mais personne ne semble les remarquer... Tout est normal pour eux ou alors ils sont complètement indifférents à ce qui se passe autour d'eux. C'est comme l'enfant qui pisse sur le plancher du restaurant au travers de ses culottes fendues (ça évite d'avoir à porter des couches, tout tombe par terre naturellement). Je regarde partout, offusquée à la recherche d'un parent responsable ou d'un propriétaire soucieux de la propreté, mais tout le monde vaque à ses activités normalement. La flaque restera là jusqu'à ce qu'elle disparaisse d'elle même... Mais ça c'est une autre histoire!
Une route risquée...
Il y a d'autres moments inquiétants lorsque les gens autour de moi se mettent à respirer dans des bonbonnes d'oxygène. Je me questionne alors si j'en ai assez? Je ne suis toujours pas certaine si c'est un caprice de chinois plus fortunés ou un véritable besoin...
C'est sans compter les blocs rocheux en plein milieu de la chaussée, visiblement tombés de la falaise. Vive la sécurité...!


















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