vendredi 16 octobre 2015

2015-10-16 Sichuan: Daocheng et le parc de Yading

En couchant dans le village de Yading, à l'intérieur du parc, ça permet d'y rester deux jours avec le même billet. Mais il faut savoir où loger...

(Village de Yading)

Après maintes recherches, même en parlant chinois, c'est finalement 20$ minimum pour la nuit, dans une pièce avec une dizaine d'autres personnes, la lumière reste ouverte toute la nuit, un seul lavabo (mais il est caché sur un autre étage et personne n'a cru bon de m'en informer), aucune toilette,... Je n'ai d'ailleurs pas su où les gens se sont déchargés...


À la billetterie je me rends vite compte que je ne suis pas toute seule et que si je laisse quelques centimètres devant moi, quelqu'un me dépasse. (Il y a tellement de monde en Chine qu'ils ont appris à se "battre" pour prendre leur place... On s'habitue, mais ça reste un peu frustrant!)

Après une heure de bus dans le parc (c'est obligatoire), je me fais déposer au départ des sentiers, avec tout mes bagages, sans avoir eu la chance de les déposer à Yading. 

Il y a une pancarte qui donne une idée partielle des sentiers, mais je ne suis pas capable de la comprendre. Les locaux m'évitent, je n'ai aucune idée de la distance, du dénivelé, du temps requis ni même du nombre de sentiers. Quelle détresse! Il y a finalement un "tibétain" qui prend gentiment le temps de me donner de l'information en signes et sors une belle carte de sa poche pour m'aider à comprendre. J'aurais voulu le serrer fort dans mes bras. Le lendemain je l'ai cherché en vain pour le remercier...

Je pars donc, vers 11h, pour une longue randonnée de 8h (je ne pensais pas que ce serait si long), avec tout mon gros sac à dos. Le premier sentier d'environ 7km, longeant une petite rivière est magnifique et surtout désert puisque la majorité des touristes chinois empruntent les autobus électriques. 




J'arrive à la base des montagnes, déjà épuisée de ma ballade, chargée comme un mulet, alors que les chinois déferlent des autobus en vagues successives...



J'ai alors caché mon sac à dos dans les bois, sachant que même s'il est découvert, personne n'aurait la force ou la volonté de transporter cette charge supplémentaire!


La vraie rando commence, et m'entraîne dans une essoufflante montée, jusqu'à 4700m d'altitude. À cette altitude, le souffle est court, la tête lourde et chaque pas plus pénible.



Jamais certaine si j'approche du but, voyant les heures passer et étant consciente de la route à parcourir pour revenir à Yading, et commençant à sentir la fatigue, je m'inquiètais un peu...



Finalement, quel bonheur de croiser un américain (qui l'eût cru), il m'assure que j'y suis presque, dans un parfait anglais qui sonne comme de la musique. (Vous ne pouvez peut-être pas comprendre, mais quand ça fait plusieurs semaines à n'entendre que de laborieuses bribes de phrases anglaises, c'est tellement agréable de rencontrer quelqu'un qui s'exprime bien!) 

(Milk Lake)

(L'effort, l'altitude, le rhume que je me suis ramassé avant d'arriver, la difficulté de toute la journée, -il faut dire que normalement la première journée les gens ne font pas cette randonnée parce qu'elle est trop longue-, toute seule dans cette "épreuve", la dernière montée je peux dire que j'étais proche des larmes.)


Si vous voulez avoir une idée du paysage mais surtout à quoi ressemble des touristes chinois au sommet d'une montagne:

(Ceux avec les bâtons en l'air, ça faisait déjà une dizaine de minutes qu'ils enchaînaient des poses. Et la fille qui s'époumone, c'est typique de la Chine. Ils ne connaissent pas le eeeooo occidental, ils testent l'écho jusqu'à ce qu'ils soient à bout de respire.)



(Zhuoma La Lake)


(Ça donne une idée à quoi les sites touristiques en Chine peuvent ressembler...)

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