samedi 22 août 2015

2015-08-22 Konya, les derviches tourneurs

Enfin, ma visite en Turquie n'aurait pas été complète sans une incursion dans le monde des derviches tourneurs. 





Certains pourraient penser que c'est une danse, mais c'est en fait une espèce de cérémonie religieuse et façon de vivre selon les enseignements de Mevlana Jalal Ud Din Rumi. C'est une branche musulmane soufi. Et c'est d'ailleurs à Konya que tout a commencé, que Mevlana repose avec tous les personnages importants de cette école/ordre/mouvement/voie* et que se trouve le musée de Mevlana.

*je comprends que les termes exacts sont en arabe et que par conséquent toute traduction est délicate et pleine de subtilités... 
(Le musée de Mevlana est à gauche.) 

(Tombeau de Mevlana)

(Tombeaux de tous les autres.) 

Ce n'est pas un gros musée, mais c'est assez impressionnant de voir des habits et des livres qui ont traversé les siècles.
(Cet habit, ayant appartenu à Mevlana date du 13e siècle.)

(Et ce Coran date du 9ème siècle!)

Les jeudis et samedi soirs, il y a des représentations gratuites au centre culturel. C'est spécifiquement pour ça que je me suis rendue à Konya. Et c'est selon moi une expérience plus authentique et agréable que toutes les démonstrations pour touristes où l'on doit payer le gros prix... J'ai du faire un léger détour et prendre une nuitée d'hôtel un peu plus dispendieuse, mais j'y tenais vraiment. Tout ça jusqu'à ce que, peu avant la représentation, je vois passer une trentaine d'ougandais (on ne peut pas les manquer dans une ville où il y a environ 99% de blancs!). Ils allaient jouer une partie de soccer et m'invitaient à venir. J'ai failli changer mes plans... ah l'Afrique!!! Je les ai quand même rejoint en fin de soirée!

Pour en revenir à la cérémonie, ça se déroule en plusieurs phases, au cours desquelles il y a de nombreuses salutations et séance de "toupie" qui ont chacune une signification propre. Le tout est accompagné de musique et de récitation du Coran. 

La meilleure façon de comprendre, c'est de voir et d'entendre, alors voici:

Je pensais être transportée par l'ambiance, l'acoustique, l'énergie,... Mais bien honnêtement, j'ai eu un peu de difficulté à embarquer. Cette version du Coran était interprétée avec des intonations qui rappelle un disque qui saute ou une toune insolite de François Pérusse... Désolée... Je suis quand même contente d'avoir pu être témoin de cet univers particulier, dont la philosophie basée sur l'amour, la dévotion et l'humilité, mérite qu'on s'y intéresse davantage.

Je vous laisse avec ces paroles de Mevlana:
     Parais comme tu es
     Sois comme tu apparais 

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